Se diversifier et s’oxygéner

La situation à la Réunion n’est pas évidente pour surfer en sécurité. Heureusement, des sessions sont sécurisées avec des vigies en immersion qui assurent la sécurité des surfeurs, du mercredi au dimanche sur certains spots de l’ouest de l’île, à condition que la météo et la mer soient favorables… Sans ce dispositif, il n’existe que peu de moyens pour surfer avec un minimum de sécurité comme des filets anti requins ( in-opérationnels depuis juin 2017) ou des shark shield (dont la fiabilité reste à prouver).
En cette période « cyclonique » à la Réunion, cela se complique davantage puisque la pluie abondante qui s’évacue par les ravines dégrade la qualité des eaux littorales… Bref, dans ces moments, il faut se diversifier et s’entrainer autrement. L’accent est donc mis sur le physique avec de nombreuses séances d’endurance et de musculation.

L’entrainement en aérobie est le gros morceau de cette période de l’année: la saison a été longue et pas toujours propice pour ce genre d’entrainement. Les qualités de Johanne dans cette filière ont donc tendance à être dégradées. Or, il est important de rester performant dans ce domaine car de bonnes qualités aérobiques permettent de mieux récupérer des entrainements et aussi de mieux dormir! L’endurance est donc un pilier important de la préparation physique et s’entraine sur des footings et des sorties vélo allure souple. S’il n’y a pas les conditions réunies pour surfer, le vélo se substitue à la session; et si la pluie s’invite, la course à pied remplace le vélo… il y a donc toujours un créneau pour s’entrainer.

Evidemment, nous ne sommes pas en train de dire que ce genre d’entrainements remplace le surf. Nous pensons simplement que la période est propice pour mettre l’accent sur l’aérobie de manière à être physiquement prêt quand la saison surf débutera pleinement.

 

Pour mieux comprendre l’aérobie: La filière aérobie fonctionne avec les lipides (entre autres) comme matières premières et utilise l’oxygène comme combustible, sans produire de déchets à allure modéré. L’intérêt est donc double: dégrader des graisses et augmenter le nombre de mitochondries musculaires (production d’ATP indispensable à la production de force). En respectant une intensité modérée et une durée d’effort plutôt allongée, on s’évite un stress oxydatif nuisible à l’action enzymatique, ce qui permet le développement mitochondrial. Ainsi en développant la filière aérobie, on améliore (gain de temps) la resynthèse de la phosphocréatine (grâce à quantité d’oxygène transporté par le sang), utilisée par la filière anaérobie alactique sur des efforts très courts (une manœuvre en surf par exemple) pour produire une grande quantité d’ATP (et donc de force éventuellement). Avoir une filière « aérobie » performante permet ainsi d’encaisser de plus grosses charges d’entrainement dans la filière anaérobie alactique.

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