On a testé la vague de Kelly Slater

Même si ce n’est pas forcément la vague que nous aurions choisi de surfer, il faut tout de même admettre que c’est un petit privilège que de pouvoir essayer cette vague artificielle qui fait tant parler! La semaine dernière, au lendemain de la 7ème manche du World Tour, nous avons pris la route pour rejoindre Lemoore, ville où se situe le Surf Ranch de Kelly Slater, à 350km de Huntington, en plein coeur d’une zone agricole qui s’étant à perte de vue. Ici, il n’y a rien, ou pas grand chose, il faut dire. Lemoore est une ville minuscule où il n’ y a qu’un seul hôtel à des kilomètres à la ronde. Difficile de croire à première vue qu’une vague « incroyable » a poussé en plein désert… Pourtant, derrière une immense clôture, on découvre un bassin de 400m avec une grosse machine, quelques bâtiments bordés par un deck et des parasols, puis un petit étang.

La vague est générée par une machine tractée par un câble aux deux extrémités du bassin. Quand le câble s’enroule, la machine se déplace et crée un mouvement d’eau qui forme une vague qui déroule en droite dans un sens et en gauche dans l’autre sens. Entre chaque vague, il faut compter 4 minutes pour que les mouvements d’eau dans le bassin s’atténuent. Il est donc possible de surfer seulement 15 vagues à l’heure, ce qui peut être bien quand on est seul mais devient un peu long quand il faut partager.

La vague produite mesure de 4 à 6 pieds et déroule plutôt rapidement. La masse d’eau est importante mais elle est peu puissante. Plusieurs sections sont identifiées grâce notamment à la forme du fond du bassin et aux évacuations d’eau en forme de canaux placées sur le bord: l’eau qui est bougée par la machine est en partie retenue par la plage artificielle et par moment s’écoule par les canaux, ce qui permet à la vague de gonfler et de creuser, offrant ainsi des sections tubulaires par moment. Par conséquent, la physionomie de la vague est tout le temps la même mais son déroulé peut être modifié par le vent et les mouvements d’eau de la vague précédente. Ainsi, les sections tubulaires déroulent plus ou moins toujours au même endroit, ce qui est plutôt intéressant pour travailler les tubes.

Si la vague a une forme intéressante, elle est en outre très fragile! Il faut donc la surfer avec précaution. Difficile de vraiment pousser ses turns et de faire des carves. La prise de rail est très délicate, d’autant plus que la flottabilité est différente du fait que ce soit de l’eau douce et non de l’eau salé. Le choix de la board est donc important.

Il y a donc une multitude de paramètres à prendre en considération pour surfer cette vague artificielle, très différente d’une vague naturelle. Après quelques jours de pratique, on les a vite intégré et il devient plus facile d’anticiper les différentes sections.

 


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