Et ça marche!

En début d’année nous avions écrit un article sur la préparation physique à la Réunion, mettant en avant l’intérêt de développer la filière aérobie, avec nos croyances et nos convictions (voir article du 12 janvier 2018). 11 mois plus tard, il est temps de faire le bilan de ce que nous avons mis en place cette saison.

Nous pensions en début d’année que de développer davantage la filière aérobie serait une aide précieuse pour performer sur du long terme. En 2017, Johanne a connu une baisse de régime à partir de septembre et les résultats s’en sont ressentis sur la fin de saison. Nous avons donc privilégié le développement cette filière, et mis au second plan d’autres axes de travail. Nous avons mis en place deux types d’entrainement aérobie:

  • à intensité faible dans des sports cycliques comme la course à pied, le vélo ou encore la natation, pour viser des adaptations centrales (cardio-vasculaires et respiratoires principalement) de sorte à développer une base solide,
  • à haute intensité sur des séances spécifiques de rame, de natation ou encore de musculation, pour viser des adaptations périphériques (musculaires).

Développer l’endurance chez un surfeur à plusieurs intérêts:

  • être plus à l’aise à la rame quand les conditions l’exige, mieux récupérer entre deux vagues, être plus relâché au moment de surfer la vague…
  • mieux encaisser les charges d’entrainement en facilitant ainsi la récupération, mieux contrer les effets du jet-lag, instaurer une routine « bien être » qui peut se répéter à tout moment lors des nombreux déplacements.

En cette fin d’année, nous pouvons vérifier nos hypothèses de début de saison: Johanne a progressé en aérobie (tests à l’appui). Cela lui a permis d’encaisser de grosses charges d’entrainement à certains moments clés de la saison, sans accumuler de la fatigue physique ou mentale. Elle a également progressé en matière de récupération: entre les vagues (plus de lucidité), entre les séries (moins de fatigue) et entre les compétitions (pas de semaines de récupération totale nécessaires). Elle a enchainé les compétitions sans baisse de régime entre juillet en décembre, avec 5 quarts de finale disputés en 5 compétitions. Elle termine ainsi la saison à la 5ème place, comme en 2016, ce qui est aujourd’hui son meilleur classement final sur le Tour. Évidemment, cette piste de travail n’est pas à elle seule responsable des bons résultats de Johanne… Elle vient simplement en complément de tout ce que nous travaillons au quotidien et vient s’additionner aux autres choix que nous avons privilégié en 2018.

 

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